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Pape Diouf 2014 - Le site officiel de Pape Diouf candidat à Marseille aux élections municipales 2014

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COMMUNIQUÉ : "Changer la donne", bilan et perspectives pour l'avenir

Pape Diouf et le collectif "Changer la Donne" dressent le bilan de leur campagne aux élections municipales et dessinent les grandes lignes de leur engagement futur.


Nous avons tenu à vous faire part de la suite de notre engagement. Il n’était pas solitaire et nous entendons qu’il se poursuive de façon collective.
 
Mais d’abord, nous souhaitons revenir sur la campagne des élections municipales qui s’achève et vous faire part de quelques éléments de bilan et de réflexion.
 
Cette campagne a été difficile. Comme peut l’être une campagne électorale, bien entendu. Mais les difficultés pour les listes Changer la donne ont été renforcées par un cadre et des pratiques qui nous semblent d’un autre âge, sur lesquels il faut agir pour moderniser notre démocratie vieillissante.
 
La candidature de Pape Diouf a, sans nul doute, intéressée les médias. Notamment nationaux.  Pour autant, nous regrettons l’inclinaison naturelle et forte à personnaliser et donc à avoir méconnu notre volonté d’avancer collectivement, autour de compétences et expertises pourtant reconnues (aucune véritable couverture de la présentation des 8 binômes têtes de liste). De même, le peu de couverture régionale des actions de notre campagne et la tendance à ne jamais faire référence clairement aux listes Changer la donne – Pape Diouf (en parlant de liste « divers gauche » ou « société civile »), n’a jamais permis une information claire, à même de faciliter la connaissance et le positionnement des électeurs. Et que dire des instituts de sondages qui ne citaient jamais le nom de notre collectif, ni clairement celui de Pape Diouf, ne se préoccupant que de l’alternative du second tour Gaudin/Mennucci, comme si le 1er tour n’était qu’une simple formalité. Ce refus de donner une pleine existence médiatique à notre mouvement s’apparente à une forme de mépris ou de dénigrement et favorise une fois encore le jeu des grands partis traditionnels, ceux autour desquels s’est construit tout le jeu médiatique.
 
Enfin, au-delà de ces partis pris journalistiques, nous avons eu à affronter des règles, celles notamment fixées par le CSA, qui ne permettent pas l’émergence de nouvelles forces politiques. Le temps de parole à la télévision et à la radio est déterminé principalement par l’antériorité élective ou encore le poids du parti politique. Dans ces conditions, comment transmettre aux citoyens une information la plus complète et la plus juste possible ? Les règles conduisent à une prime aux partis en place, elles ne permettent pas l’émergence de forces et projets nouveaux.
Dans les semaines qui viennent nous ferons des propositions de modification du cadre règlementaire du suivi médiatique des élections. Car c’est de la transparence de notre démocratie dont il est question, et de sa modernité.
 
Dans le même ordre d’idée, concernant l’inscription sur les listes électorales, pourquoi ne pas la rendre possible jusqu’au jour du scrutin, comme c’est le cas dans les grandes démocraties occidentales ?
Quel est l’intérêt ? Il est fondamental : durant notre campagne, nous avons rencontré des centaines de personnes que nous avons convaincues d’aller voter ; mais qui ne le pouvaient pas faute de s’être inscrites sur les listes électorales dans les délais.
Pour qui considère que le taux d’abstention aux dernières municipales est catastrophique, témoignant d’une grande fragilité de notre démocratie, toute action qui permet de favoriser le vote doit l’être. Il en va de la possibilité de s’inscrire sur les listes pendant les périodes électorales, comme de faciliter le vote en organisant le vote à distance, par exemple.
Là encore, parce que nous croyons que la modernisation de notre démocratie est une priorité, nous ferons des propositions en ce sens.
 
Nous parlions en ouverture de propos de pratiques d’un autre âge.
Nous sommes effarés de ce dont nous avons été témoins durant la campagne et à l’occasion du vote.
Intimidations et menaces ont émaillé la campagne.
Fraudes et tricheries sont les arbitres et ingrédients du scrutin. Nous avons pu en dénoncer certaines, comme des listes d’émargement déjà signées à l’ouverture d’un bureau de vote. Mais certaines ne peuvent être prouvées ; elles sont les plus dures.
Nous avons eu l’occasion de dire avec un peu d’ironie que les élections devraient se dérouler, à Marseille, sous le regard d’observateurs de l’ONU. Nous ne sommes pas loin de penser que l’éradication de pratiques frauduleuses doit passer par là. Comme nous sommes convaincus et plus encore aujourd’hui de l’impératif de limiter en nombre et en durée les mandats. Cela réduira considérablement les pratiques clientélistes et les attitudes d’élus prêts à tout pour s’accrocher à leurs fonctions et aux avantages qui leurs sont liés. Cela rendra aux citoyens leur pouvoir de décision.
 
Cela aurait empêché par exemple un Garo Hovsepian de se présenter et donc de se maintenir au second tour, au mépris des règles auxquelles pourtant son parti appelait. Et par son retrait il aurait clairement empêché le Front national de diriger un secteur où vivent 155.000 Marseillaises et Marseillais.
Sur cette question, notre silence et notre mépris devraient être la meilleure réponse aux attaques dont nous avons été l’objet. Mais, nous ne souhaitons pas prendre le risque que notre silence puisse être interprété dans les médias à l’opposé de ce qu’il signifie.
Ainsi donc, Pape Diouf a permis l’élection du Front national dans le 13-14 ? Ainsi donc, Pape Diouf a été le marche pied du FN à Marseille. Que n’avons-nous lu ou entendu !
D’abord, c’est bien mal le connaître, lui dont une partie de sa famille et de ses amis proches a été victime de l’incendie d’un immeuble par des membres du Front national,  au seul prétexte qu’ils étaient noirs ! Comment aurait-il pu vouloir faire le jeu du Front national ? Ce parti qui porte en ses germes la haine, l’exclusion et la violence ? Quelle bêtise !
 
Et puis, cette affirmation est fausse d’un strict point de vue comptable.
En effet, que nous disent les chiffres du second tour ? Simplement, que l’accroissement des voix qui se sont portées sur le candidat du Parti socialiste correspond au total des voix recueillies par le Front de Gauche et les listes Changer la donne au premier tour. Et que la baisse de l’abstention bénéficie surtout aux listes UMP et FN. Donc, si le Parti socialiste, arrivé en troisième position, avait vraiment voulu barrer la route au Front national, il aurait purement et simplement retiré son candidat. Mais depuis des décennies le Parti socialiste joue avec le Front national pour préserver son capital électoral.
Cela, tout observateur honnête peut le dire, plutôt que de relayer la tentative d’enfumage mensongère que l’on tente de nous servir.
 
Quant au fond, et nous avons déjà eu l’occasion de le dire à maintes reprises, près de trente années de Front républicain ont montré leur inefficacité à lutter contre le Front national. Parce que nous sommes convaincus, et la campagne qui s’achève nous  conforte dans cette certitude, que le Front national doit se combattre sur le terrain, en apportant des réponses honnêtes et efficaces à la souffrance de la population, à la question du chômage ou celle du logement et des solidarités ; comme à celle de la réalité démocratique.
 
On nous dit que nous aurions du donner des consignes à nos électeurs. Mais quelles consignes ? Au nom de quoi ?
Depuis des années les partis politiques n’ont de cesse de déresponsabiliser l’électeur. De n’en faire qu’un consommateur – ici nous dirions un client – captif. Mais ce n’est pas ça la démocratie. Nous considérons que l’électeur doit agir en son âme et conscience, dans le respect des règles démocratiques. Les voix des électeurs n’appartiennent à personne.
 
Enfin, et le plus important est là.
Entre les non inscrits et les abstentionnistes, ce sont près de 70% des Marseillais qui n’ont pas voté. Notre ville est un champ de ruines civiques. Ce constat est dramatique. C’est contre cette absence de civisme qu’il faut lutter, pour permettre à tous de retrouver une place dans le jeu démocratique, dans la vie de notre ville.
C’est pour cela que nous voulons poursuivre notre engagement.
 
Durant la campagne, enfin, nous avons rencontré des gens. Des Marseillaises et des Marseillais. Des citoyens. Sur les secteurs ou dans nos ateliers citoyens, nous avons rencontré des centaines et des centaines de personnes.
Que nous ont-elles dit ?
D’abord, les habitants nous ont parlés de leurs difficultés, notamment en matière d’emploi et de logement. Ils ont fait part de la difficulté de boucler les fins de mois, d’élever les enfants, de vivre décemment. Et les inégalités marseillaises sont apparues plus criantes encore, comme un mal profond et durable et non seulement comme un aléa conjoncturel de crise. Nous avons touché du doigt ces fractures, sociales, géographiques, économiques et culturelles. Ces fractures que nous voulons combattre.
Ensuite, ils ont exprimé leur dégoût du fonctionnement politique. La perte totale de confiance dans les élus et les partis. L’envie de ne pas voter voire de voter Front national. Et avec les colistiers de Changer la donne nous avons expliqué, longuement, avec pédagogie, que tous les politiques ne sont pas pourris ; qu’il est essentiel de voter pour faire vivre la démocratie, pour garder sa place de citoyen ; qu’il ne sert à rien de donner sa voix à un parti qui ne joue que sur les peurs et les mensonges.
Le taux d’abstention atteste que le travail est encore long. Mais d’abord, nous observons que là où notre travail de terrain a été le plus intense, les niveaux d’abstention sont plus faibles.
Ensuite, les échanges que nous avons eus attestent aussi d’une envie de participation, de partage, de dialogue.
Enfin, toutes ces rencontres nous ont montré une vitalité incroyable. Une créativité, une générosité, une envie d’engagement, considérables.
 
Pour ces gens, pour ceux qui ont voté pour nous, pour tous ceux qui ont apporté des idées, des projets, des envies, des besoins ; pour tous ceux pour lesquels nous avons suscités un espoir, pour tous ceux-là et pour tous ceux qui nous rejoindront, nous devons poursuivre notre travail.
Et nous allons poursuivre notre engagement au service de l’intérêt général, dans le champ de la chose publique.
 
Notre engagement dans la campagne à la tête des listes Changer la donne reposait sur l’envie de disposer des leviers pour agir. Nous n’avons pas les leviers politiques. Mais nous pouvons quand même construire et agir.
L’engagement de Pape Diouf reposait sur sa conviction qu’il doit beaucoup à Marseille et aux Marseillais. Il lui semblait important dès lors de mettre sa notoriété à leur service. « Ma notoriété ne me sert à rien et ne sert à rien si elle n’est pas mise au service de l’intérêt général» Cette conviction a guidé son engagement. Elle va guider son engagement à venir.
On nous a dit tour à tour téléguidés par Tapie, puis par Guérini, puis par Gaudin voire même par l’Elysée ! En fait, nous étions et restons animés, uniquement par nos convictions, nos principes, notre envie de réveiller Marseille, de rendre de nouveau possibles ses ambitions. Nous avons prouvé notre capacité d’initiative et d’action. Nous voulons nous en servir, librement, collectivement, au service de l’intérêt général.
 
Quel est notre avenir ? Comment allons-nous agir désormais ?
 
D’abord, nous souhaitons lancer un appel.

Nous appelons tous ceux qui ont souffert durant cette campagne, tous ceux qui craignent pour l’avenir de cette ville et de leurs enfants. Tous ceux aussi qui gardent l’espoir et l’envie mais ne savent plus vers qui se tourner. Tous ceux qui croient encore en l’action publique.
Nous voulons leur dire que la politique peut être une belle chose et leur dire que l’espoir demeure entier de changer les choses. Qu’il est largement possible de reconstruire la démocratie locale et de donner un nouvel élan économique et social à Marseille. Nous voulons leur dire que dans le monde entier des pratiques nouvelles se font jour et qu’elles peuvent aussi venir moderniser notre ville, renforcer le lien entre citoyens et élus, proposer des modes modernes de mobilité, créer les conditions pour une économie dynamique et plus ouverte, plus accessible.
Nous invitons tous ces gens à venir nous rejoindre. A prendre place au cœur du mouvement citoyen que nous avons engagé. A libérer sainement leur parole et leur créativité.
Tous ceux qui se retrouvent dans ces principes et orientations sont les bienvenus. Tous.
 
Ensuite, nous allons organiser notre travail dans le cadre d’un dispositif populaire et participatif, autour de deux axes :
  • un axe de terrain,
  • un axe de projets.
Nous allons bâtir un dispositif de terrain, qui permettra la poursuite et l’ancrage des Permanences citoyennes. Outil de terrain, elles permettront de recueillir la parole des Marseillaises et Marseillais, de confronter les avis entre habitants et experts, comme de commenter l’actualité de la ville. Elles auront une vocation pédagogique et d’échanges. Elles serviront aussi à interpeller les élus.
Elles se réuniront périodiquement, dans Marseille.
La restauration de l’esprit civique est au cœur de ces permanences. Elles sont le cadre de reconstruction de la confiance, de l’échange, de la rencontre. Elles sont le lieu de la démocratie locale non partisane. C’est là qu’une Marseille nouvelle va se réveiller.
Pour y parvenir, très rapidement nous allons nous doter d’une structure provisoire. Elle nous permettra d’animer une démarche collective, conforme à notre état d’esprit et notre méthode, qui débouchera sur un dispositif durable d’animation et de pédagogie citoyenne.
 
Dans un autre registre, le foisonnement des idées et des projets montre qu’il est indispensable de se doter d’un outil permettant leur émergence effective.
Nous envisageons la création d’une Fondation pour l’Innovation Sociale et la Citoyenneté. Avec une vocation simple : renforcer la capacité d’émergence de projets locaux, producteurs de services à la population, porteurs d’échanges et solidarités entre les différentes composantes de la ville. Des acteurs existent déjà. Des sources de financement peuvent être disponibles. Nous voulons les renforcer, les compléter, pour faire de Marseille la capitale de l’innovation sociale. Pour que Marseille soit un modèle social et entrepreneurial, une sorte de territoire témoin.
 
Enfin, dès à présent, nous allons demander à rencontrer les principaux décideurs politiques du territoire, afin de leur rappeler les principes et orientations qui ont guidé nos près de 15 000 électeurs. Nous leur présenterons les mesures proposées par notre Contrat citoyen en matière de développement économique et social. Nous souhaitons surtout partager avec eux un diagnostic, en ce qui concerne la situation sociale et le contexte civique.  Dans le cadre républicain qui est le nôtre, nous souhaitons voir comment chacun peut prendre sa part et ses responsabilités.
 
Nous espérons aussi que le nouveau Premier Ministre poursuive l’engagement pris par l’Etat fin 2013 dans le cadre de son Pacte de sécurité et de cohésion sociale pour Marseille. Et dans le cadre de notre engagement, nous y prendrons part, afin que progressivement, la dimension sociale du Pacte prenne le dessus, car c’est elle qui permettra la diminution des besoins en sécurité.
 
A tous ceux qui considèrent que demain s’écrira avec la même encre qu’hier, à ceux-là nous n’avons rien à dire.
A tous ceux qui pensent que de nouvelles règles sont possibles, que l’espoir et l’innovation doivent être mis au cœur, que nos fractures sont inacceptables mais pas intangibles, à tous ceux-là nous disons : rejoignez-vous !

Pape Diouf et le collectif "Changer la donne"
Pape Diouf




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