Pape Diouf - Le site officiel | Collectif citoyen à Marseille
Pape Diouf 2014 - Le site officiel de Pape Diouf candidat à Marseille aux élections municipales 2014

LE SITE OFFICIEL - MARSEILLE

EDUCATION

L'école est au cœur du Contrat citoyen.


A Marseille 73 000 enfants sont inscrits dans 444 écoles maternelles et primaires, soit 250 groupes scolaires. Cependant, le repli sur soi et la dégradation de l’école publique sont tels que le recours à l’enseignement privé est de 27 % à Marseille contre 20 % en France.
 
L’école est importante pour l’éducation à la citoyenneté mais aussi pour l’accès à l’emploi. A Marseille, 25% des élèves sont en échec scolaire. Plus de 32 % des adultes sont sans diplôme, contre 20 % à Lyon ou 18% à Bordeaux. Le taux de scolarisation des 18-24 ans est de 61 % contre 70 à 80 % dans la plupart des grandes villes universitaires de France.
 
L’éducation : Voilà le défi central de notre ville, qui devra mobiliser des moyens mais aussi une façon différente d’aborder la formation, avec l’appui du numérique et d’une politique culturelle décentralisée.
 
Or, l’école n’est pas du tout une priorité pour le Maire sortant, comme le prouve la baisse du budget de l’Action éducative depuis 2008 et la relégation symbolique de l’Adjointe à l’Éducation en fin de liste protocolaire. Nous proposerons au contraire que le Premier Adjoint au Maire soit en charge du secteur éducatif et petite enfance. 
 
A ce choix politique s’ajoutent les moyens à trouver pour une bonne application de la réforme des rythmes scolaires. L’estimation officielle est de 25 M€, quand le budget de l’Action éducative s’élevait à 148 M€ en 2012. Ce coût supplémentaire se rapproche de l’augmentation annuelle des recettes de la Ville entre 2011 et 2012 (+ 23 M€).
Nous étudierons l’articulation possible avec des dispositifs existants et nous réserverons une partie des recettes supplémentaires annuelles à cette priorité pour l’école qui concerne aussi bien le fonctionnement que l’investissement.
 
Alors que des mouvements remettent en cause certaines valeurs d’égalité républicaine et de tolérance, nous serons attentifs à la laïcité, au respect de la mixité et de l’égalité filles/garçons, à la connaissance des différentes cultures.

Rassembler les acteurs, améliorer la concertation

Nous renouerons le dialogue entre les différents acteurs (Éducation nationale, Mairie, parents d’élèves, agents administratifs, enseignants, structures chargées du périscolaire…). Les interpellations de parents d’élèves, de collectifs relatifs à la vie de l’école, de représentants du personnel enseignant, périscolaire ou municipal travaillant dans le champ éducatif devront être entendues et non ignorées comme cela est le cas aujourd’hui. Cette démarche collaborative guidera la mise en place d’un Contrat territorial d’éducation pour l’application de la réforme relative aux rythmes scolaires.
 
Chaque année au mois de mai, une conférence annuelle pourrait anticiper l’année à venir en associant tous les acteurs et les partenaires institutionnels (Inspection d’académie, Mairie, syndicats enseignant, représentants des parents d’élèves, collectifs citoyens, associations et structures socio-éducative travaillant dans la sphère scolaire...).
En même temps que se construira l’échelle métropolitaine, les pouvoirs des mairies de secteurs en matière éducative devraient se renforcer. Cela permettrait par exemple de créer des passerelles entre l’école et les conseils de quartier que nous souhaitons mettre en place (fête de quartier, ouverture de l’école sur le quartier et aux associations environnantes).
 

Un Conseil local pour l’Ecole

Concernant la loi Peillon et son application à Marseille, nous nous engageons à :
- organiser un ­Conseil municipal spécial dès le mois d’avril pour traiter des questions relatives à la petite enfance, aux écoles, à la cantine et aux activités périscolaires dans le but de prévoir un partenariat renforcé entre les collectivités locales, l’État et le service public de l’Éducation nationale ;
- mettre en place un Conseil local d’évaluation et de prospective du système éducatif comme le prévoit la loi (ou plus simplement un Conseil local de l’École). L’ensemble des acteurs doivent être associés aux décisions ayant trait aux changements de rythmes scolaires et à leur application dans notre ville. 
 
Le Maire sortant a refusé le principe de ce type d’instance collégiale pour appliquer au mieux la réforme et l’expérimentation.
 
Avec ce peu d’intérêt pour l’école, le risque est grand de voir les «tatas» assurer les activités sur le temps libéré en journée. Or, ces personnels ne sont pas formés pour assurer des animations culturelles, artistiques, ludiques ou sportives.
 
Il faut donc réclamer des moyens renforcés de l’État (emplois d’avenir, dotation spéciale éducation...) pour un contrat territorial éducatif ambitieux sur la lutte contre la reproduction des inégalités sociales, pour l’éducation artistique et culturelle. On ne peut tolérer que les élèves de Paris aient droit à une multitude d’activités périscolaires pendant que les élèves marseillais seraient en simple « garderie ».
 

Un contrat éducatif local signé à l’échelle de chaque groupe scolaire.

Ce contrat permettra de mobiliser tous les acteurs impliqués sur l’enjeu éducatif. En premier lieu, chaque groupe scolaire sera doté d’un poste de coordinateur devant faire le lien avec les services municipaux et soulagera considérablement le travail des directeurs d’écoles.

Augmenter l’encadrement et la formation des agents

Nous devons étudier les causes de l’absentéisme du personnel municipal et apporter des réponses sur les conditions de travail si nécessaire. Néanmoins, des postes de remplaçants -formés aux métiers de la petite enfance- doivent être prévus, proportionnellement au nombre d’agents de chaque échelon ou grade.
 
Les Agents Territorialisés Spécialisés des Ecoles Maternelles (ATSEM) doivent être formés et correctement rémunérés. L’accueil doit progresser en encadrement (atteindre 1 ATSEM pour 25 enfants  - 1 par classe- contre 1 pour 60 aujourd’hui) et en qualité sur la base d’un vrai projet pédagogique.
 
Nous appliquerons ce qui est le droit commun ailleurs : une ATSEM dans chaque classe maternelle présente toute la journée scolaire des enfants dans la classe. Les tâches de nettoyage seront effectuées par du personnel d’entretien hors temps scolaire.
 

Lutter contre la précarisation des conditions de travail des agents municipaux

Les Agents de Surveillance Inter-Cantine (ASIC) sont des personnes sans formation payées à l’heure.
Le recours à du personnel au statut précaire en milieu scolaire est une aberration et la porte ouverte au recrutement à visée clientéliste. Nous titulariserons et formerons le personnel précarisé actuellement en poste dans les écoles.
 

Ouvrir les écoles de 7h30 à 18h30 en mettant en place un vrai système de garderie

L’école publique voit partir des enfants dans le privé du fait de l’absence de systèmes de garderie aux horaires inadaptés aux temps sociaux et professionnels des parents. Comme dans toutes les autres grandes villes, nous devons accueillir les enfants dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville entre 7h30 et 18h30, par un système de garderie digne de ce nom. 

Pour une maîtrise publique des cantines et une alimentation de qualité

En 2011, la Ville de Marseille a décidé de passer un marché unique à un prestataire unique pour la préparation des 48 000 repas par jour pour alimenter les écoles maternelles et primaires de la ville. Ces repas sont préparés dans une cuisine centrale unique ce qui n’est pas sans poser des problèmes de sécurité sanitaire : si un problème survient, tous les petits marseillais en pâtissent. C’est ce qui est arrivé cette année avec des incidents à répétition et de terribles révélations sur le site du Pont de Vivaux.
 
Nous dénoncerons le monopole confié à une seule et grosse entreprise privée sur le marché de la restauration scolaire locale (actuellement Sodexo). Le marché marseillais est le plus important d’Europe en volume. Nous étudierons les modalités d’un retour partiel ou total en maîtrise publique de la restauration scolaire à Marseille.
 
Il est possible de transformer l’alimentation des écoliers tout en développant des filières agricoles locales et biologiques. Nous accompagnerons les filières d’agriculture paysanne de proximité, notamment les producteurs bio. Aujourd’hui, des dizaines d’expériences de restauration collective bio et locale sont recensées en France.
 

Lutter contre le décrochage scolaire

Nous proposerons le soutien aux clubs de parents d’élèves par la mise à disposition des locaux scolaires pour aider les parents ne maîtrisant pas bien le français à mieux comprendre les objectifs de l’école et pour tous d’échanger et s’entraider pour l’éducation des enfants.
Nous développerons un système de tutorat par des étudiants pour le soutien scolaire d’enfants qui décrochent, dans le cadre du service civique par exemple.
 
Avec l’Etat (Education nationale et Politique de la Ville), nous renforcerons :
- la scolarisation des moins de 3 ans ;
- le soutien scolaire (objectif de passer de 4000 à 8000 élèves en études surveillées) ; 
- l’école ouverte ;
- le renfort des équipes éducatives et médico-sociales ;
- la médiation aux abords des établissements.
 

Gratuité des transports pour les scolaires

Nous nous engageons à rendre gratuit l’accès aux transports collectifs de la RTM pour les « scolaires ». 
Un système de pédibus sera mis en place et soutenu par la ville et l’Agence locale de l’Énergie pour éviter les déplacements en voiture et ses désagréments autour des écoles.

Améliorer les fournitures et le matériel scolaires dans les écoles ainsi que l’hygiène

Nous reverrons les marchés de fournitures scolaires en valorisant les structures locales impliquées dans une démarche de développement soutenable et d’économie sociale et solidaire permettant une sensibilisation des enfants à la consommation responsable.
La commande scolaire sera décentralisée et le budget des sorties scolaires sera augmenté.
Un cartable vert sera créé (achat groupé de fournitures avec implication des enfants).
 

Permettre aux enfants une pratique sportive à l’école et l’apprentissage de la natation

Il est scandaleux que dans notre ville qui possède la plus grande façade maritime de France, nos enfants ne puissent apprendre à nager en raison du manque d’équipements collectifs (piscines et plages aménagées). 55% des enfants à Marseille scolarisés en 6eme ne savent pas nager (75% des enfants des quartiers populaires).
Nous déplorons les choix de la mandature précédente en matière d’investissement sur de grands projets socialement inutiles plutôt que sur des équipements collectifs de proximité.
Nous lancerons dès la rentrée 2014 un concours pour le recrutement de 50 maîtres-nageurs sauveteurs pour encadrer les scolaires.
Nous augmenterons, le temps de rouvrir ou voir naître de nouvelles piscines municipales, les réservations pour le public scolaire dans les piscines privées de la ville (Cercle des nageurs, Dauphins...).
 

Programmer un plan pluri-annuel de rénovation des écoles

Les conditions de travail des enfants, des agents municipaux et des enseignants sont déplorables sur le plan matériel. Les écoles marseillaises sont vieilles et parfois insalubres (présence de rats dans les cours ou rez-de-chaussée) ; bureaux et chaises jamais remplacés, classes en préfabriqués depuis des années, salles de classe mal chauffées (moins de 15°C l’hiver)…
Il faut lancer dès la rentrée 2014 un grand plan de rénovation des écoles et d’isolation thermique de celles-ci souvent fort vétustes. Ce plan engagera des travaux dans 50 écoles tous les ans.
 

Un plan numérique dans les écoles

La société numérique peut donner l’occasion unique de valoriser la créativité souvent générée par la diversité des origines, le bouillonnement d’une jeunesse qui ne demande qu’à s’exprimer et à apprendre. Elle amènerait les jeunes vers des emplois de techniciens ou concepteurs, utiles dans de très nombreux secteurs d’activité. Nous déploierons à cet effet un plan numérique dans les écoles.

La culture au plus près

Au-delà de l’école, l’accès à la culture permet d’éveiller la créativité, la curiosité des autres, la civilité. C’est pourquoi nous abordons ce thème en lien étroit avec l’école et la citoyenneté, sans résumer la culture à ses retombées économiques, même si elles existent positivement.
 
Avec 153 M€ en 2012, l’Action culturelle était le premier budget d’intervention de la Ville (hors administration générale et annuité de la dette). Ces moyens sont-ils vraiment utilisés au mieux, alors que des secteurs entiers de Marseille sont privés de tout rayonnement culturel ?
 
Aujourd’hui, dans le droit fil de Marseille-Provence 2013, la politique culturelle à Marseille se conçoit avant tout comme facilitateur de consommation d’objets culturels, ou élément dynamique du tourisme (cf. discours de JC Gaudin lors de la cérémonie de remerciements aux acteurs culturels pour MP13). C’est une dimension incontestable, mais très réductrice, et, comme pour le reste, il faut « changer la donne ».
 
En matière culturelle, cela passe par quelques axes forts :
 
• le droit culturel : valoriser toutes les cultures, les cultures de tous, écouter ces émergences, partout où elles sont, à partir d’outils et de processus de proximité. Ne pas les écouter, c’est entretenir le conflit. Les écouter, ce n’est pas les opposer à la «grande» Culture mais rétablir les canaux de communication entre toutes les cultures.
• les subventions culturelles : payées par les contribuables, elles devraient nécessairement s’accompagner d’un «contrat moral», au profit du bien commun. Il faut revoir entièrement les objectifs et les critères d’attribution qui, aujourd’hui, sont inexistants ou totalement arbitraires.
Pour cela, loin d’une démarche technocratique, nous convoquerons une Conférence Annuelle des acteurs culturels publics et privés afin de co-construire les orientations culturelles de la Ville. Cette Conférence se réunira également à l’échelle décentralisée des Mairies de Secteur afin d’instaurer une véritable proximité. 
 
• la Culture partout : La politique culturelle est quasi-exclusivement menée par la Mairie centrale. Il faut redonner des responsabilités culturelles aux mairies de secteur, et les moyens idoines.
D’une culture exclusivement au service de l’image de la Ville (du Maire ou des hôteliers), passons à une culture au service de la dignité des habitants, pacificatrice, génératrice d’emplois, valorisante.
Partons de ces richesses de proximité pour s’adresser au monde, et pas seulement au monde méditerranéen.
Au-delà de lieux phares comme le Mucem, le Musée d’Histoire, le FRAC ou la Friche, menons une politique culturelle qui irrigue l’ensemble du territoire (ex. billets combinés Grand musée / petit lieu) et qui recoud l’action sociale, la « politique de la ville » et l’action culturelle. Cela nécessite de recenser les besoins d’investissements des petits lieux culturels marseillais, qui ont souvent des propriétaires privés.
La politique de « grands équipements culturels » menée par la Mairie a laissé en suspens, voire en déshérence, de nombreux équipements socio culturels de proximité.
De plus, des quartiers entiers sont dépourvus de toute structure de lecture publique, facteur aggravant des inégalités socio culturelles. Le développement de bibliothèques de quartier sera une priorité.
• la Culture dans tout : Cela tombe sous le sens, tous les établissements d’enseignement sont des centres culturels. Les artistes doivent entrer et sortir des écoles (en particulier primaires), les pratiques artistiques doivent y être omniprésentes. Comme pour le sport, tout ce qui peut faciliter les pratiques artistiques est bienvenu.
 
En conséquence, s’ils sont cofinancés par la Mairie, les établissements culturels prestigieux (y compris la Friche de la Belle de Mai) doivent prendre en compte ces principes. Il ne s’agit pas d’entraver leur liberté de création et d’expérimentation, mais bien d’inscrire leurs initiatives dans un mouvement général d’accès de tous à la culture.
Les équipements « phares » absorbent une part grandissante des budgets culturels dans des dépenses de gestion, au détriment de la création, des arts de la rue, des structures socio culturelles de proximité. Nous veillerons à maintenir ce tissu fragile et créatif de lien social.
 




Rejoignez-nous sur Facebook

L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        


Suivre sur les réseaux sociaux

Les dernières photos
Pape Diouf et les têtes de liste signent la charte ANTICOR | Municipales 2014 - Marseille
Pape Diouf et les têtes de liste signent la charte ANTICOR | Municipales 2014 - Marseille
1ères Rencontres citoyennes salle Magallon | Pape Diouf - Municipales 2014
1ères Rencontres citoyennes salle Magallon | Pape Diouf - Municipales 2014
Pape Diouf présente ses têtes de liste | Municipales 2014 - Marseille
L'équipe de campagne du 8e secteur | Pape Diouf - Municipales 2014

Les derniers tweets
Pape Diouf : RT @VirginieMartin_: Dans @Lexpress version sud ... Marseille décryptée @thinktankdiff http://t.co/986ROkFvoC
Dimanche 4 Mai - 22:12
Pape Diouf : RT @SophieCamard: @PapeDiouf_ "sursaut de la société civile" RT “@VirginieMartin_: Dans @Lexpress version sud, Marseille décryptée http://…
Dimanche 4 Mai - 22:06
Pape Diouf : RT @JulianJappert: @VirginieMartin_ vous avez raison le message de @PapeDiouf_ est clair : les gouvernants du sport sont toujours les même…
Jeudi 1 Mai - 23:06