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Pape Diouf 2014 - Le site officiel de Pape Diouf candidat à Marseille aux élections municipales 2014

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EMPLOI

Pour une économie durable, de qualité et de proximité.


Le chômage élevé à Marseille s’explique par le manque d’emplois et d’investissements dans le secteur privé, et un trop faible niveau de qualification (décrochage scolaire). Ce diagnostic place, une fois de plus, la priorité à l’éducation au cœur de notre politique.
Le développement des transports au sein de la Métropole est aussi une condition nécessaire pour permettre l’accès aux bassins d’emploi d’Aix, Aubagne, Vitrolles-Marignane (et réciproquement) et au sein même de Marseille. Dans ces bassins d’emploi se situent notamment de nombreux emplois industriels (aéronautique, chimie, énergie...), moins présents sur le territoire marseillais stricto sensu. Le développement du pôle aéronautique Henri-Fabre à Vitrolles doit ainsi prévoir un accès en transport plus facile au départ de Marseille Nord.
 
Cependant, la municipalité sortante a pour seul projet économique de développer le tourisme et le commerce. Ces emplois, par ailleurs utiles, ne suffisent pas en soi. Nous avons besoin de secteurs à forte valeur ajoutée et d’un tissu dynamique de petits entrepreneurs.
 
Ainsi l’économie marseillaise est-elle structurée en 4 moteurs économiques structurants (Source Maison de l’Emploi) :
• l’économie « résidentielle » (à dominante tertiaire, avec des emplois de proximité comme le tourisme, la restauration, le commerce, l’immobilier...) pour 54% des emplois ;
• la logistique et le transport pour 11% ;
• l’économie « productive », à dominante industrielle pour 11% ;
• l’économie de la connaissance (éducation, recherche, information, communication) à hauteur de 18%.
 
A l’exception de quelques grandes entreprises privées dans le transport maritime, la grande distribution, les télécommunications, le tissu économique marseillais est marqué par la très petite entreprise : 90% des établissements comptent moins de 10 salariés. La présence des retraités (20% de la population) et de nombreux fonctionnaires (27% des emplois salariés) est également importante. Leurs revenus et leurs habitudes de consommation tirent les besoins d’emplois tertiaires dans les secteurs des loisirs, des soins et différents services.
 
Ces éléments de diagnostic permettent de construire une stratégie de développement économique, en identifiant des secteurs créateurs d’emplois. De l’industrie, créatrices de valeur ajoutée, avec des emplois accessibles à des personnes peu qualifiées et génératrices de réseaux de sous-traitance jusqu’aux petites entreprises qui ont besoin d’accompagnement.
 
Les lois sur la décentralisation vont renforcer le rôle des Régions comme « Chef de file » des politiques économiques. C’est important pour éviter la concurrence désordonnée entre territoires : Il ne faut pas implanter de la réparation navale tous azimuts, sans se concerter entre Marseille et La Ciotat, ni que le Pôle de la Mer de Toulon concurrence celui de Marseille.
 
Les pôles de compétitivité, les aides directes aux entreprises et à la recherche sont de compétence régionale mais la Métropole peut décliner ces outils sur son territoire. Des outils de financement des entreprises du type « fonds d’investissement » peuvent être créés, après répartition de compétences et d’objectifs entre la Région et la Métropole.
 
La Ville et la Métropole ont aussi des compétences propres en matière économique et les moyens de mener une politique en la matière par leur politique d’aménagement (ex. foncier d’entreprises, création de zones d’activités, de pépinières...), la fiscalité, les commandes publiques, l’animation territoriale.
 
Nous devons accompagner la fin probable du dispositif ZFU (Zone Franche Urbaine) par un Pacte qui pourrait porter sur :
• des engagements de maintien sur le territoire et de recrutements locaux de la part des entreprises ;
• des engagements de la municipalité sur les aménagements, la concertation, la mobilisation de contrats aidés et dispositifs de formation pour les recrutements

Un fond d’investissement métropolitain et des secteurs à fort potentiel

Des organismes financiers comme la Banque Publique d’Investissement peuvent aider à créer des fonds d’investissement, d’avances remboursables ou de garantie. Avec ce type d’outils financiers, nous proposerons de développer les entreprises, notamment dans certains secteurs à fort potentiel de développement à Marseille : 
- le bâtiment durable méditerranéen et l’efficacité énergétique : Le secteur de la construction perd des emplois à Marseille alors que la ville est couverte de chantiers. Même avec davantage de contrôle, il sera toujours difficile de concurrencer la main d’œuvre à bas coût employée par les grands Groupes du BTP. Nous proposons un positionnement par le haut pour le secteur du bâtiment, notamment pour les artisans ou pour de petites sociétés innovantes, sur le secteur du bâtiment durable adapté au climat méditerranéen, et de l’efficacité énergétique. La Ville pourrait orienter ses marchés en ce sens, en lien avec le tissu économique local ;
- l’économie portuaire et les métiers de la mer : L’économie portuaire regroupe de nombreuses activités comme les transports de voyageurs et de marchandises, la logistique et manutention, la pêche. Nous soutiendrons particulièrement des secteurs porteurs de créations d’emplois comme les énergies marines (éoliennes flottantes), le démantèlement-recyclage des navires (prévu vers le canal de Caronte), la construction-réparation navale (Forme 10) ;
- la santé, le sanitaire et social : Marseille peut s’enorgueillir d’une recherche médicale de pointe. Beaucoup d’emplois existent aussi dans les hôpitaux et cliniques, les services à la personne. La Ville peut favoriser le développement de ces emplois en valorisant mieux l’existant et en menant une vraie politique de santé (schéma cohérent, identification précise des besoins, mobilisation des formations ;
- le numérique, la culture et la communication : Le développement du pôle culturel de la Belle de Mai montre tout le potentiel déjà engagé, dans le cinéma, l’audiovisuel, les arts vivants. D’autres lieux de Marseille devront être identifiés pour assurer un rayonnement de ces activités. Dans le numérique, la ville regorge d’initiatives (Ex. FabLabs) qui ne demandent qu’à se développer ;
- les éco-entreprises (recyclage, dépollution, conseil en environnement...). Les problématiques écologiques de Marseille peuvent transformer cette ville en laboratoire d’innovation environnementale : sur le traitement des déchets et notamment le recyclage, la propreté et l’assainissement, la dépollution avec les plantes, le conseil en environnement... Ex. Implanter une usine de recyclage du plastique.
 
Pour chacun de ces secteurs, un partenariat est possible avec les pôles de compétitivité régionaux, qui déclineraient ainsi leurs actions sur le territoire métropolitain et marseillais : Pôle Capénergies (énergie et bâtiment durable), Pôle Mer, Pôle Eurobiomed (santé), Pôle PRIMI (numérique et industries culturelles), Pôle Eco-entreprises.
 

Un Contrat Local de Développement de l’Économie Sociale et Solidaire

L’Économie sociale et solidaire (ESS) représente 10% de l’emploi français, dans les associations, les mutuelles, fondations, les entreprises (coopératives). Elle répond aux caractéristiques suivantes :
- gestion collective et participative ;
- redistribution des richesses produites (réinvestissement des excédents, non distribution de dividendes, par nature impossibles dans les associations, écarts maximums de rémunérations) ;
- solidarité et responsabilité : implication dans le développement durable ;
- innovation : bien souvent, l’ESS développe des activités dans lesquelles le marché pur ne veut pas prendre de risques... mais qu’il récupère parfois ;
- modèles économiques mixtes : Ressources hybrides résultants de cotisations, ventes de produits et services marchands, subventions, aides à l’emploi, dons, mécénat, bénévolat.
Marseille est riche d’un tissu associatif dont une partie représente de petites entreprises sociales : Ex. Commerce équitable, services numériques, éco-mobilité, culture... La Ville doit proposer non pas des subventions au coup par coup, mais l’accès à de vrais outils d’accompagnement et de financement. Ces entreprises vont bénéficier cette année d’une meilleure reconnaissance par la loi (Loi Hamon) et de moyens financiers (Appels à projets nationaux). La Ville pourra s’appuyer sur l’expérience de la Région PACA, précurseur en la matière.
 
Un Contrat Local de Développement de l’ESS permettra : 
- d’Identifier des marchés publics qui pourraient être confiées à l’ESS, dans les secteurs de l’éco-mobilité, la propreté, le recyclage et la réutilisation, l’environnement, la gestion de lieux culturels ;
- d’organiser la rencontre entre la demande et l’offre d’entreprises solidaires (Ex. Plateforme d’achats responsables) ;
- de créer des Pépinières et lieux mutualisés d’ESS ;
- d’affecter une partie du Fonds d’investissement (avec ESIA, un organisme de Finances solidaires du Réseau France Active) pour des projets d’entreprises sociales dans les quartiers.
 

Créer une dynamique d’emploi autour des très petites entreprises

Les TPE constituent le premier employeur du territoire, or elles ont une capacité d’identification et de satisfaction de leurs besoins en main d’œuvre très limitée. Elles ne savent généralement pas recruter. Il s’agit pour la municipalité d’initier avec ses partenaires – notamment la CCIMP – la mise en place d’un service d’appui aux fonctions RH pour favoriser l’identification des besoins, leur formalisation, le repérage de candidats, l’appui à l’accueil et l’intégration.
C’est l’ensemble des petites entreprises qui doit être soutenu et accompagné dans notre ville :
- en simplifiant les démarches de création et l’accès aux premiers financements, avec l’ADIE par exemple ;
- le dispositif Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise (NACRE), soutenu par l’Etat et la Caisse des Dépôts, qui permet à des personnes sans emploi de créer ou reprendre une entreprises ;
- le renfort du Service d’Amorçage des Projets piloté par la Maison de l’Emploi (L’Etat a promis de financer un poste supplémentaire) ;
- la création d’antennes délocalisées, avec l’association ADAM Planète par exemple.
 

Une conférence annuelle de l’emploi pour suivre la réalisation d’objectifs

Il existe déjà un Conseil Local de l’Emploi qui a une vocation prospective, avec l’appui de la Maison de l’Emploi. Notre souhait serait d’aller plus loin, vers une instance de mobilisation des partenaires, impliquant directement le Maire.
 
Le Maire de Marseille réunirait ainsi les responsables économiques des principales zones d’activités, la Chambre de commerce, l’Union pour les entreprises, les Missions locales, l’EPA Euroméditerranée, les associations à vocation économique, celles chargées de l’insertion (PLIE), les services de l’État chargés de l’Emploi, afin de partager les diagnostics, fixer et suivre des objectifs.
 
Cette conférence pourrait suivre, par exemple, la réalisation des mesures prévues par l’Etat dans son Pacte de Sécurité et de Cohésion sociale, parmi lesquelles :
- l’objectif de 30% des formations de Pôle Emploi à fournir aux habitants des ZUS ;
- des permanences des missions locales dans les quartiers (18 conseillers supplémentaires prévus sur deux ans), et de Pôle Emploi dans les centres sociaux ;
- le doublement des chantiers d’insertion à Marseille (de 12 à 23), soit 110 postes de travail créés dans les quartiers ;
- le suivi personnalisé vers l’emploi pour 1262 jeunes à Marseille, avec tutorat et 25 accompagnateurs Mission Locale ;
- l’objectif de 40% de placements de publics résidant en ZUS dans les emplois aidés.
 

Économie circulaire : des zones d’activités durables

L’économie circulaire s’inspire des écosystèmes naturels et recherche l’efficacité maximale de l’utilisation des ressources. Dans ce modèle, les déchets des uns deviennent des ressources pour les autres, ce qui favorise les filières de recyclage et réutilisation. Les flux de matière et d’énergie sont produits en boucle. Les services sont mutualisés entre les entreprises. Le cycle de vie des objets et produits est pensé sur la durée : éco-conception, réparation, réutilisation, location d’un service d’usage, plus que possession d’un bien.
 
Ce modèle d’économie circulaire permet de penser la coopération sur les territoires, à travers des zones d’activité durables. Après des décennies de zones commerciales et industrielles posées au hasard des terrains, il faut maintenant organiser, coopérer, mutualiser, éviter le gaspillage des ressources et des espaces.
 
Beaucoup d’exemples existent dans notre Région. Il existe même des trophées RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) pour récompenser ces démarches.
 
A Marseille, l’association « CAP au Nord Entreprendre » cherche, dans cet esprit, à animer les entreprises des quartiers Nord et particulièrement des Arnavants :
- gestion collective des déchets (ex. collecte gratuite de piles, accumulateurs, cartouches…) ;
- lancement d’un Plan de Déplacement Inter-entreprises accompagnant l’arrivée du métro Cap Pinède ;
- culture et patrimoine : promotion des joyaux cachés du territoire (musée du savon, cascade des Aygalades…) ;
- sensibilisation RSE
 
En rendant service aux entreprises tout en les responsabilisant, les zones d’activité durables permettent à la fois de réduire l’impact environnemental et de sécuriser l’emploi, de recenser les besoins et d’implanter de nouvelles activités cohérentes avec les entreprises déjà présentes.
 
C’est l’illustration d’une bonne convergence Emploi / Environnement.
 

Les Tiers-Lieux : des espaces partagés et collaboratifs à l’ère du numérique

Les technologies numériques génèrent des transformations économico-industrielles dans tous les secteurs d’activités, qui impactent les lieux de travail ainsi que les manières de travailler. De nouveaux espaces de travail partagé abritant des formes d’activités collaboratives se multiplient ici et là, notamment dans les territoires urbains (en particuliers les grandes métropoles) où naissent des collectifs, des communautés, regroupant des individus (souvent familiers des usages participatifs des outils numériques et se réclamant de « l’open source ») se réclamant de valeurs et de pratiques en rupture avec un certain modèle entrepreneurial (modes d’organisation et de production) encore dominant dans l’univers du travail.
 
Certains de ces espaces dédiés au travail ont vocation à apporter des réponses à l’accroissement de la mobilité des travailleurs (salariés ou indépendants en particulier de cadres mais pas seulement) à la recherche de lieux pouvant pallier un certain isolement professionnel (le travail à domicile) et par là même social consécutif aux outils de travail à distance.
 
Ces divers lieux ne sont pas uniquement dédiés aux activités professionnelles puisqu’ils ont aussi vocation (c’est le cas des fabs labs ou des espaces numériques) à accueillir et « héberger » d’autres publics qui y viennent pour d’autres motifs : « amateurs » ; bénévoles ; demandeurs d’emploi, étudiants.
 
L’émergence de ces différents lieux de travail hors de l’entreprise, ont aussi un impact sur la mobilité géographique et modifient par conséquent les habitudes de déplacement et au-delà, les modes de vie. En ce sens ils s’inscrivent dans une perspective de « mobilité durable ».
 
Différents type de tiers-lieux existent déjà : 
- des espace de coworking (espace partagé dédié au travail fréquenté par des travailleurs « sédentaires » ou « nomades » ayant un statut de salariés ou d’indépendants ;
- des Fab Lab (laboratoire de fabrication) : espace ouvert au public équipé généralement de machines à commande numérique (imprimante 3D et découpe laser par exemple) ainsi que d’autres outils pour réaliser ou réparer des objets notamment à des fins de prototypage ;
- des Espace Public Numérique ou Espace régional Internet Citoyen (en PACA) : lieux labellisés où toute personne peut bénéficier gratuitement d’une connexion internet et d’un accès accompagné aux T.I.C.
 
On peut aussi rapprocher les tiers-lieux (comme par exemple les espaces de coworking) à des structures hébergeant des porteurs de projet ou des créateurs d’entreprises : les pépinières et les incubateurs.
 
Dans le cadre d’une politique municipale et métropolitaine, et dans le prolongement d’un projet gouvernemental baptisé  « French Tech » (quartiers numériques), nous pourrions :
- promouvoir et faciliter la création et la pérennisation de lieux de ce type sur l’ensemble du territoire marseillais et métropolitain : mise à disposition de locaux, soutien à la création ;
- susciter et soutenir la création d’un réseau des tiers-lieux visant à associer, outre les acteurs concernés, une multiplicité d’autres contributeurs susceptibles de se mobiliser démocratiser les usages du numérique à des fins économiques mais aussi : sociales, éducatives ;
- tisser des collaborations et des partenariats visant à favoriser le développement de ce type de lieux sur le territoire municipal et métropolitain avec le monde de l’entreprise ; les associations d’éducation populaire, les autres collectivités territoriales, les régions et pays voisins.
 




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